Je me souviens

Rulio OscarVoici une confidence que je veux partager avec vous. Je ne me rappelle pas du temps où papa et maman dormaient ensemble. Tandis que mon père dormait chez une de ses sœurs, il ne nous laissait jamais avant que nous fussions allés nous coucher les soirs. Si certaines nuits notre père, pour une raison ou pour une autre devait nous quitter jusqu’à 11h, il se faisait toujours l’obligation d’être là tous les matins à notre réveil.
N’ayant pas pu me lever au cours de la nuit pour faire pipi, mes parents avaient tout essayé pour me persuader à ne plus uriner dans mon lit. C’était plus fort que moi. Il n’y avait pas eu une nuit pendant laquelle je n’avais pas fait pipi dans mon lit. Mon père devenait impatient avec moi ayant pensé que je faisais exprès. Un beau jour, il commençait par arriver plus tôt que d’habitude et faisait toujours en sorte que mon lit n’était pas mouillé de mon urine nocturne.
Il est à noter qu’il ne me laissait jamais impuni quand j’étais trouvé coupable. Ma situation, étant devenu incontrôlable, j’urinais dans mon lit toutes les nuits. Mon père, dans le souci de me faire arrêter, me fouettait régulièrement tous les matins. Il devenait tout à fait normal de faire face à ma punition matinale jusqu’à ce qu’un jour, mon père m’a battu sans avoir vérifié que j’urinasse dans mon lit. Cette action de mon père avait suscité non seulement mes pleurs à fondre larmes, mais aussi la colère de ma maman.
Peut-être, dites-vous, pourquoi ai-je dévoilé mon secret ne datant pas d’hier, encore moins d’aujourd’hui.
Le 28 octobre dernier, le Directeur de la FBI a créé un précédent en faisant parvenir au congrès américain une lettre faisant état des informations ou des e-mails pertinents d’Hillary Clinton trouvés sur le laptop d’Anthony Weiner. Cette erreur catastrophique de James Comey a causé une chute considérable de Clinton dans les sondages électoraux.
Hier, moins de deux jours avant l’élection, le directeur du Bureau Fédéral de l’Investigation a déclaré qu’il tient derrière l’idée que la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton ne soit pas passible de poursuite judiciaire puisqu’elle n’a pas commis de crime.
Le mal est déjà fait et ça a fait l’affaire du prédateur sexuel Donald Trump qui est maintenant coude à coude avec Hillary Clinton tandis qu’avant les allégations du directeur de la FBI, cette dernière devançait Tump dans les sondages de plus de 10 pourcent. N’est-ce pas une injustice faite non seulement à Hillary Clinton mais à tout le parti démocrate ? Je vous laisserai le soin de répondre à cette question. Cependant, tout ce que moi, je dirai, c’est qu’on ne compromet pas la chance de réussite d’une personne sans être convaincu que la personne en question est coupable du crime dont on l’accuse.
Si la lettre de James Comey vous a convaincus de ne pas voter pour Hillary Clinton, je vous suggère de reconsidérer votre position. Comme nous, Mme Clinton en tant qu’humain a commis des erreurs. Cependant, cela ne saurait la disqualifier à être le président des Etats Unis. Par contre, Donald Trump est un immoral, un prédateur sexuel, un menteur et un raciste. De fait, il n’est pas qualifié à être président des Etats Unis.
Rulio Oscar