Différence entre Trump et Cruz

Je suis tombé ce matin sur une déclaration faite quelques mois de cela par le puissant sénateur républicain, Lindsey Graham. J’éprouve le plus grand plaisir non seulement à la partager avec les gens qui s’intéressent aux élections américaines qui auront lieu en novembre prochain, mais aussi à la commenter tout un petit peu.
Dans une conférence de presse au Capitol Hill, un journaliste avait demandé au sénateur de la Caroline du Sud la différence entre Donald Trump et Ted Cruz. Sans hésitation aucune, Lindsey Graham a répondu et je cite : « It’s like being shot and poisoned. »
En fait, que voulait dire le sénateur ? Si, chers amis, vous deviez choisir entre être brûlé vif, être jeté au fond de l’océan pacifique, être criblé de balles et être empoisonné. Pouvez-vous nous dire sur laquelle de ces exécutions jetteriez-vous votre dévolu. Je comprends que vous opteriez pour dormir et ne plus jamais vous réveiller. Mais attention, passer l’arme à gauche tandis que vous sommeillez paisiblement n’est pas l’une des options. A bien réfléchir, que vous soyez criblé de balles, jeté au fond d’un océan de glace, brûlé vivant ou empoisonné, le résultat sera le même : la MORT.
Depuis le début de la campagne présidentielle américaine, je n’ai pas cessé de me demander pourquoi tant de gens se regroupent autour de Trump et le supportent. La réponse était jusqu’ à hier simple : Qui se ressemble, s’assemble. Donald Trump est un total ignorant, un raciste, un arrogant ; quelqu’un qui, quand il s’ouvre la bouche, dit n’importe quoi sans jamais faire des excuses. Alors, la foule qui le suivait et qui le suit encore ne m’a étonné nullement.
Ce qui m’étonne, c’est qu’il y a des Haïtiens que je connais et pour lesquels j’ai eu de l’estime qui encouragent les gens à voter Mr. Trump et non Mme. Clinton. Ce n’est pas que je sois contre que quelqu’un donne son point de vue sur un sujet politique quelconque ou un candidat. Ce n’est pas non plus que je pense que les Clinton sont des saints quand il s’agit de leur implication dans les affaires de mon pays. Mais certaines des raisons qu’un de nos compatriotes avance pour ne pas voter Hillary Clinton ne tiennent pas, à mon avis. Prenons par exemple l’embargo qu’on imposait sur Haïti en 1991 après le renversement du président Jean Bertrand Aristide élu démocratiquement. Il faut se rappeler que Bill Clinton n’était pas à l’époque le président des Etats unis. Et l’embargo n’était pas une décision unilatérale des Etats Unis ! C’était l’ensemble de la communauté internationale qui l’avait imposée ! Qui plus est, loin de vouloir défendre George H. W. Bush, le président américain ne détient pas l’autorité d’imposer ou de lever un embargo contre un pays ! Si le président avait eu ce droit, Barack Obama aurait longtemps déjà levé l’embargo contre Cuba.
Je voudrais éclairer les lanternes de cet ami en collant ce paragraphe puisé de Wikipédia. « Les États-Unis, dirigés par le président George H. W. Bush, prennent immédiatement des sanctions financières et commerciales contre Haïti en exigeant le retour de la démocratie. Ils sont suivis le 8 octobre 1991 par l’OEA. Paralysé dans un premier temps par l’opposition de la Chine, le Conseil de sécurité de l’ONU décide d’un embargo contre Haïti en juin 1993. L’effet de ces sanctions, qui dureront trois ans, sur les conditions de vie de la population haïtienne est « tragique » Voici le lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Bertrand_Aristide
Le moindre des maux
Dans des textes que j’ai écrits précédemment, j’ai bien dit qu’aucun des candidats à la course pour la maison blanche, que ce soit du côté des démocrates ou du côté des républicains, ne fait poids dans la balance. Les Etats Unis n’est plus la seule super puissance. D’ailleurs, le monde ne les voit plus comme il les voyait avant. Le pays est en compétition militaire avec la Russie, la Chine, la Corée du nord pour ne citer que ces pays-là. L’ISIS le groupe terroriste le plus terrible qui a fait couler tant de larmes dans le monde particulièrement en France et en Belgique récemment, selon des informations de sources concordantes, seraient en possession des substances leur permettant de fabriquer des armes à destruction massive. La Corée du nord parle du bombardement de la ville de Manhattan avec une ou des armes nucléaires. Le pays a besoin d’un leader qui puisse faire face à ces menaces. A mon humble avis, ce leader n’est ni Donald Trump, ni Ted Cruz, pas même Bernie Sanders que j’aime mais qui est un peu trop libéral. Hillary Rodham Clinton est l’un des maux, mais elle en est le moindre.

Rulio Oscar, le 6 avril 2016